Café-sans-clope

Pour la première fois depuis un bon moment, je viens de prendre un café sans l'accompagner d'une cigarette.

Café-pas-clope

C'est habituellement une des plus agréables de la journée. Une qui vaut bien son cancer. Si j'étais capable de ne fumer qu'elle (et celle de fin de journée, en rentrant des cours), je le ferais sans hésiter. Il se trouve que j'en suis devenu incapable. Autour de ces deux clopes indispensables, j'en fume chaque jour huit autres par réflexe, pour souvent me dire à la fin « Je n'aurais pas du fumer celle là. » Il m'est impossible d'être raisonnable avec un paquet à disposition.

C'est donc décidé, j'arrête de fumer, le café se prendra seul.

Ceci étant dit, je tiens à insulter cordialement le ministère de la Santé. Non, augmenter les prix d'une substance addictive au cours du temps comme un dealer n'est pas une méthode défendable. Oui, les gens ont le droit de choisir ce qu'ils font de leurs poumons. Les informer est une nécessité (les messages actuels le font très bien), les forcer à voir tous les jours des images dégueulasses sur leur paquet pour leur faire comprendre à quel point c'est le mal, non.

Week-end épique

Le week-end dernier, je suis allé avec quelques amis à la mer (Mediterranée).

Tout a bien entendu été prévu au dernier moment... voire pas du tout. Dès la sortie des cours vendredi, on est partis vers Narbonne sans savoir où on dormirait ou ce qu'on ferait. A la mer, il fait chaud, il y a de quoi faire... sauf quand la météo est contre nous.

Dès l'arrivée, on réalise que le vent est bien mesquin, qu'il fait très frais... et que la station dans laquelle on est est bien morte en septembre, pas de quoi passer une nuit dynamique, à rester dans un bon pub vivant. On se retrouve donc contraints d'aller dans des bars presque vides pour fuir l'extérieur frais. On finit même par aller en boite (grâce à un superbe "bon pour 5 entrées. Bisous de Simon" écrit sur un petit bout de papier par un barman) pour trouver cinq personnes dedans.

Sur le chemin pour y aller, on trouve un car dont la porte n'est pas vérouillée. Au retour, on va donc honteusement se coucher dedans, à l'abris du vent. On arrive à s'endormir, mais une heure plus tard, on est plusieurs à se réveiller progressivement avec des frissons... ben oui, on n'avait pas pris nos duvets pour aller en boite, et le car avait fraîchi. Retour vers la voiture donc, où deux dormiront dans la voiture, et trois sur la pelouse à trois mètres de la route, à l'abris de buissons.

La suite du week-end a été plus sympathique : beau temps, mer et plage vers Montpellier, on est rejoints par quatre amies. Une fois en ville dans l'après-midi, on s'attaque à la recherche d'un hôtel en premier lieu pour pouvoir dormir correctement cette fois.

Le soir, la ville est très agréable. Globalement, c'est une ville vivante et belle, qui a l'air assez agréable à vivre (je connaissais sa réputation de ville étudiante, mais pour une raison inconnue, je l'imaginais moche). Seul bémol : les bars ferment à 1h à cause d'un arrêté préfectoral. Vu notre état de fatigue et nos goûts, on n'a pas poursuivi pas en boite.

Le lendemain se poursuit aussi bien : la mer et le beau temps, ça fait du bien le week-end.

Le bilan, c'est donc une belle soirée lose qui va dans ma collection de souvenirs du même type (rien de dramatique), deux journées sympathiques, des lunettes perdues (la prochaine fois que je retire mon pull sur une aire, penser à reprendre les lunettes sur le toit de la voiture après). Les expéditions du week-end, c'est bien, faudrait que j'en fasse plus souvent (en prévoyant mieux, éventuellement).

PS : Et dire que j'ai une liste de vrais articles que je devrais faire quelque part, et que je laisse traîner ça...

Le miel et les abeilles

Abeilles et miel

Elles ne sont quand même pas bien ingénieuses ; gaspiller de l'énergie pour faire du miel à partir de miel (oui, c'est une cuiller de miel oubliée après le petit déjeuner)...

Adieu cheveux (OMGWTFBBQ)

avant-apres

Après quelques années de pousse (un peu plus de quatre) j'ai coupé mes cheveux. J'abandonne donc là les caissières admiratives, ma carte du hippie club et les clochards qui me prennent soit pour un mec de greenpeace, soit pour un sectaire. Je ne serai plus le Hanson, le beatles, le hippie, ni Ozzy ; il va falloir chercher d'autres comparaisons stupides.

J'avais vaguement dans l'idée de le faire... un jour. Mais un petit noeud a précipité les choses. Comme à mon habitude, j'ai procrastiné pendant que petit noeud devenait grand. J'ai ensuite passé un bon paquet d'heures à essayer de le démêler ; au final, il ne tenait toujours pas entre mon pouce et mon index, j'ai donc abandonné, et tchac tchac les ciseaux.

Play

Après trois semaines à la mer et une à la montagne (pour faire original) je suis de retour dans le monde civilisé, celui où une connexion ADSL est à portée. J’en profite pour vous présenter brièvement ces deux lieux de vacances où je vais depuis fort fort longtemps.

Belle-île, avec ses petits sentiers côtiers réservés aux piétons, ses criques (et les inévitables couples de vieux qui, pour s’assurer la tranquillité, y bronzent nus)… Mais aussi une belle terrasse où il fait bon glander ; parce que c’est ça qui fait un bon lieu de vacances. Le dépaysement, c’est pouvoir ne rien faire sans culpabilité ni malaise. Là bas, c’est très simple.

Saint-Offenge-Dessus (qui est au dessus de Saint-Offenge-Dessous, vous l’aurez deviné) est un petit village perdu dans la Savoie, avec des vaches, du fromage, de la montagne et des ruisseaux d’eau gelée. Et c’est cool.

Bref, tout ça pour dire que je suis de retour, bien reposé. Ce billet n’est donc que le début d’une série, dans laquelle figurera un article très attendu : Adieu cheveux (OMGWTFBBQ). Désolé pour l'absence de photos, je n'en avais pas de correctes sous la main (il aurait fallu que j'aille fouille dans les milliers de clichés de mon père, mais bon).

Pause

Après avoir glandé des semaines durant en région parisienne, je m'en vais glander à la mer, sans accès au net. Ma promesse d'irrégularité est donc bien tenue, pas d'article depuis dix jours, et pas d'autre avant une vingtaine.

Malgré le danger d'une telle expédition (rappelez vous, ici et ) je prends mon courage à deux mains, et j'espère trouver le courage qu'il me faudra au retour pour écrire les articles sur les sujets que j'ai en tête.

La biologie, science de l'absurde

On m'a souvent demandé ce qui pouvait m'intéresser dans la biologie. Pour les plus sceptiques, c'est simplement une science moins rigoureuse qui permet de remplir des amphis de filles stupides.

L'absurde

Dans le principe, c'est bien plus.

C'est la science qui permet d'entrer en contact de la manière la plus flagrante avec ce que Camus appelle l'absurde :

Ce monde en lui-même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme. L'absurde dépend autant de l'homme que du monde.

Cette analogie entre l'absurde de Camus et la biologie est d'autant plus criante quand on lit Jacques Monod (Nobel de médecine 65) :

Le problème de la biologie est de comprendre comment, à partir d’un univers qui, par postulat de base, est dépourvu de projet, arrivent à se constituer des êtres qui ont un projet.

En bref, la biologie fascine parce qu'elle permet de faire le lien entre la complexité sidérante de notre vie et des lois physiques simples (en fait, l'idée de finalité est plus précise que celle de complexité, mais passons...). Dans le principe, c'est très beau.

Certaines découvertes, certains domaines, répondent aux attentes qu'on peut avoir de la biologie en expliquant des aspects du vivant de manière très élégante. Depuis Mendel, la génétique formelle et la génétique des populations, le traitement statistique qui est fait pour analyser la transmission de caractères font partie de ces disciplines. On peut aussi citer les avancées permises par la bioinformatique : l'analyse des gènes est rendue possible, la phylogénie a évolué...

Mais l'enseignement de la biologie a bien souvent les défauts qui lui sont prêtés. Plutôt que de s'intéresser aux solutions élégantes, aux raisonnements et aux principes, on aime magistralement poser sur la table des savoir inutiles. Que ce soit à l'université où en école d'ingénieur, on aime faire croire aux étudiants que la biologie se résume à un ensemble de protéines et d'organismes dont il faudrait connaître par cœur les noms.

Non pas que ces noms et mécanismes n'aient pas d'importance, mais l'empilement qui en est fait n'a pas de sens. La cohérence entre les disciplines n'est pas assurée, et les explications sont succinctes devant l'amas de connaissances qui est donné. Souvent, on n'a pas grande satisfaction intellectuelle en sortant d'un cours de biologie. Il peut avoir été intéressant, mais l'étalage fait et l'apprentissage stupide qui est supposé le suivre laisse à désirer.

Je pense qu'au final, la biologie souffre de son ambition ; le vivant est un domaine tellement vaste et complexe que son étude n'arrive pas à être limpide. Il est souvent impossible d'expliquer des mécanismes lourds autrement qu'en les décrivant et la cohésion entre tant de champs d'étude n'arrive pas à être faite. Ajoutez à ça le fait que, par sa simple réputation, la biologie attire les profils les moins scientifiques ; on se trouve donc avec des maîtres de conférence qui ne savent pas faire une intégrale, ou conjuguer un verbe au présent. L'enseignement de la biologie est donc bien loin d'être parfait, mais tout n'est pas à jeter ; j'ai bon espoir qu'en se spécialisant, les choses prennent plus d'intérêt. De la chimie organique à la thermodynamique en passant par la statistique et l'algorithmique, de très bons outils sont utilisés, et leur application est vraiment intéressante.

Et puis, depuis le temps qu'on dit que « la biologie, c'est l'avenir » ça va bien finir par marcher comme secteur... ou pas.

Nostalgie

Qui ne se rappelle pas avec un petit pincement au cœur des sites persos de la fin des années 90 ? Devant la découverte de tant de possibilités, nos petites mains innocentes ne pouvaient résister. Il fallait tout tester, tout utiliser. Du texte défilant à la mosaïque atroce derrière en passant par la musique, rien ne manquait.
Avec le temps, les sites se sont assagis. Seuls quelques originaux résistent encore à la sobriété qui s’est généralisée. Pourtant, toutes ces fonctions existent encore ; certaines ont même été ajoutées et peuvent être utilisées par tous pour ajouter une touche d’originalité à son site kitch.

Militons pour un renouveau des sites moches ! Moins c'est lisible et mieux c'est \o/

Procrastination

SNCFJ'ai toujours eu ce petit défaut de reporter au lendemain jusqu'à ce que le report devienne impossible.

C'est donc le deuxième soir de suite que je me dis "oh, il est trop tard, je ferai un article bien demain" après m'être dit "après tout, j'ai jusqu'à ce soir". J'avais prévenu dès le départ que la régularité ne serait pas là ; je pense être en mesure de tenir cette promesse.

Rassurez-vous, je fais pareil pour tout (il paraît même qu'on peut valider des UV ignobles en repoussant les révisions jusqu'à tard la veille) je ne suis pas un raciste du blog (mon Dieu, je m'en voudrais). En attendant d'autres poèmes inoubliables, je vous recommande de perdre votre temps sur des sites stupides, ça marche pour moi.

Le monde continue de tourner

NanophysiciensPendant qu'ici, rien ne se passe, partout dans le monde, des chercheurs font tourner la roue. Peu arrivent à la fortune, mais de belles avancées se font chaque jour.

A l'INSA, certains ont imprimé la plus petite carte de France ces jours-ci. On est tous approximativement fiers d'eux, et on tient à le leur faire savoir.

Continuez sur cette voie, les amis, vous y arriverez bientôt à construire le sodomiseur de diptères automatique !

Je vous ai compris

Grosse Bon, force est de reconnaître que le premier vrai article n'est pas pour aujourd'hui, j'ai manqué de courage, mais ça ne m'empêche pas de mettre des articles stupides en attendant.


Patientez, ça viendra (un jour)... d'ici une semaine au plus, a priori.

Google est-il mon ami ?

Sur internet, il semble bien que l’entité la plus amicale soit Google. Pour s’en apercevoir, il suffit de passer sur un quelconque forum de support et d’y poser une question stupide.

Google is not my friend
Personnellement, j’ai bien tenté de m’en faire un ami, je lui ai même parfois fait des avances indécentes. Mais jamais il n’y a répondu, sinon par un plat « Résultats 1 - 10 sur un total d'environ 197 000 pour avances indécentes ».



Google, au nom de tous tes prétendants, je me permets donc de t’adresser ces quelques mots :

Ô Google, moteur de recherche vénéré
Parmi la multitude des pétaoctets 
A chaque instant, tu me guides avec fluidité
Jusqu’à de nombreux résultats inespérés

Beaucoup de fourbes tentèrent de t’acculer
Mais tu ne crains ni le DoS ni l’imposture
Et, toujours, la LED de tes serveurs perdure.
Aucun de tes pâles opposants ne t’a gelé

Des groupies bénissent ton efficacité
Pourtant tu restes un moteur sobre et léger
Immuable et indifférent aux démesures

Google, pour les siècles et les siècles futurs,
Continue à nous exaucer et à donner
Aux n00bs d’aujourd’hui les résultats d’hier

Inauguration

Après de nombreuses hésitations, je me relance dans un nouveau blog. Un peu de renouveau, le domaine change (adieu, lovelorie.com) mais les articles seront toujours aussi irréguliers et probablement pas bien plus intéressants.

Certains, moins enthousiastes que les hordes de groupies de lovelorie, seront critiques ; les adeptes de web design ont pu voir que je ne m'étais pas foulé et que mon thème, c'était un peu du caca. Je m'en excuse.

Patientez, le premier vrai article, c'est pour bientôt !